Situation du peuple tibétain

NépalDans l’imaginaire collectif, le Tibet est avant tout associé à la personnalité du Dalaï-Lama, aux magnifiques chaînes montagneuses et à la pratique de la méditation. Malheureusement, et depuis des décennies, le peuple tibétain subit une violente répression et est en proie à toutes les atrocités.





1950 : Le début de soixante ans de souffrance

Il y a maintenant plus de soixante ans que le Tibet a été envahi par les militaires chinois. À l’époque, cette prise de controle massive s’est faite très rapidement. En effet, l’armée tibétaine était très mal équipée et n’a pas fait le poids face aux Chinois, beaucoup plus offensifs. L’occupant chinois, qui s’était si facilement infiltré dans le pays sous prétexte de le « libérer » de son sous-développement, n’en repartira jamais. Meurtri, humilié et subissant une répression constante, le peuple tibétain vit sous cette emprise depuis plusieurs décennies mais continue à prôner la non-violence. Bien entendu, les organisations internationales ne sont jamais restées indifférentes à ce sort si cruel mais n’ont jamais permis aux Tibétains de retrouver leur liberté. En 1956, une première révolte est née. Elle était vivement appuyée par la CIA mais se solda par un échec qui fut suivi par une violente répression.

Des conséquences dramatiques pour les tibétains

Aujourd’hui, on considère que 5 % seulement des Tibétains vivent en exil, généralement en Inde ou au Népal. Les Tibétains restés au pays ne comptent plus les victimes, les nombreux combats et la répression constante ayant en partie décimé la population. À ces actes de violence doivent être ajoutées les famines, un mal qui a particulièrement touché et fragilisé ce peuple. La famine la plus impressionnante a eu lieu entre 1960 et 1962. À l’époque, le gouvernement chinois décide de mettre en place une nouvelle politique économique intitulée « Le grand Bond en avant » et dont les résultats seront catastrophiques pour l’économie, le peuple et l’environnement. Entre 1966 et 1975, les Tibétains connurent également une révolution culturelle forcée. Les monastères, les statues, les lieux de prière et tout ce qui était, de près ou de loin, associé à la culture tibétaine fut détruit, privant tout un peuple de ses racines, de son histoire et donc, de son identité.

2012 : Émeutes de Luhuo et de Serta

L’histoire du peuple tibétain a été marquée par des violences régulières, perpétrées à toutes les époques. Les derniers faits notables datent de 2011 et de 2012 et témoignent d’un quotidien toujours insoutenable pour ces hommes et ces femmes opprimés. Suite aux tensions qui eurent lieu dans la région de Ngaba en 2009, un moine tibétain s’est immolé et fut le premier d’une longue liste. Depuis 2011, de nombreux moines et laïcs ont choisi une mort atroce au nom de la liberté et pour le retour du Dalaï-Lama. À la même époque, 2500 moines du monastère de Kirti, associés à cette série d’immolations, furent soumis à ce que les autorités chinoises appelèrent une « éducation patriotique ». En janvier 2012, la police chinoise, soucieuse de maintenir un climat d’intimidation, est même allée jusqu’à ouvrir le feu sur les manifestants qui défilaient en faveur de l’indépendance.

Image de Pierre-Jean DURIEU – Fotolia

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